l'Association canadienne des réviseurs

« Diffusion sur l’agrément »

par Janice Dyer

 

Au début du printemps, les membres de la ramification[1] de Kingston m’ont invitée à leur donner une présentation du programme d’agrément. Une semaine avant la rencontre, Adrienne Montgomerie, l’organisatrice de la rencontre, m’envoyait un aperçu des questions auxquelles je pouvais m’attendre :

 

« … le coût des manuels et des examens, les examens peuvent-ils être donnés ailleurs, le nombre de reprises d’examen possibles, la durée de l’examen et ce que l’on peut y amener... Mais aussi des questions d’ordre général comme : pourquoi subir un examen et comment s’y préparer adéquatement ? Etc. »

 Voilà toute une commande pour une seule présentation! Le 14 juin, armée de mon fidèle portable et de ma présentation PowerPoint, je quittais Mississauga pour Kingston.Plus d’une douzaine de réviseurs ont commencé la soirée en soupant ensemble à l’Aroma, un restaurant de Kingston. Après ce délicieux repas, nous nous sommes dirigés vers la bibliothèque publique de la ville hôte. En route, deux réviseurs m’ont demandé pourquoi j’avais décidé d’obtenir l’agrément. Comme je le leur ai expliqué, ainsi qu’au groupe une fois la séance d’information amorcée, je suis devenue réviseure par hasard et voulais me prouver, ainsi qu’à ma clientèle, que je savais ce que je faisais et que je possédais un certain niveau de compétences. Il existe bien d’autres raisons pour lesquelles on devient agréé et chacun a les siennes : ce peut être pour promouvoir et maintenir des normes élevées en révision professionnelles, se perfectionner ou rehausser l’état de la révision au pays, entre autres choses. 

Après avoir donné un bref aperçu du programme d’agrément, je me suis attaquée aux choses sérieuses : comment se préparer aux examens, ce que l’on peut y apporter, où et quand ont lieu les examens, leurs coûts relatifs et comment savoir si l’on est prêt à subir les examens. Les membres de Kingston ne manquaient pas de questions tant ils étaient impatients de découvrir à quoi ils devaient s’attendre et quand commencer à se préparer. (Consultez l’encadré pour connaître les réponses de la FAQ de l’agrément).

Les participants ont été très rassurés d’apprendre qu’ils pouvaient se certifier dans une seule discipline de la révision, sans devoir se soumettre aux quatre examens (correction d’épreuves, préparation de copie, révision stylistique et révision de fond). Je leur ai parlé de l’une de mes collègues qui est réviseure agréée en correction d’épreuves et qui n’a pas encore décidé si elle allait subir d’autres examens ou non. Des clients potentiels ont communiqué avec elle en raison de son accréditation, ce qui a aussi été le cas pour moi.

Les membres de Kingston étaient aussi rassurés d’apprendre qu’ils n’ont qu’à réussir un seul examen pour obtenir une certification (de 2006 à 2009, les candidats devaient réussir non seulement l’examen de leur discipline mais aussi l’examen intitulé Elementary Knowledge of the Publishing Process, afin d’être agréés). Cette modification au programme d’agrément comporte plusieurs avantages : vous pouvez obtenir un titre professionnel dans une discipline en réussissant l’examen correspondant; les connaissances et les compétences relatives au processus d’édition sont intégrées à chaque discipline; enfin, on ne paie des frais d’examen qu’une seule fois afin d’obtenir un titre professionnel.

Nous avons conclu la rencontre avec une séance de questions et une discussion générale portant sur les débuts de chacun en révision. Les réviseurs de Kingston étaient si enthousiastes et positifs que l’idée de déménager dans cette ville afin de faire partie de leur groupe m’a traversé l’esprit! Mais, il me fallait retourner chez moi, un trajet de trois heures qui en aura vraiment valu la peine!

Avant même de partir pour Kingston, la responsable de la programmation de la section de Toronto me demandait si je voulais donner une présentation sur le programme d’agrément en octobre prochain pour sa section.

 

 

Bio

Janice Dyer est réviseure pigiste et chargée de projet depuis plus de dix ans. Elle a été l’une des premières réviseures à décrocher le titre de réviseure professionnelle agréée. Sa spécialité est le matériel pédagogique, incluant les manuels scolaires, les cahiers d’exercices et le matériel d’enseignement. Elle a été la secrétaire de la section de Toronto pendant trois ans et est présentement membre du Comité de l’agrément.

[1] Ce terme renvoie à l’idée développée par le Conseil d’administration national de l’ACR de créer de « nouvelles sections dans un certain nombre de collectivités où se trouvent de petits regroupements de nos membres. » Cf. le document de consultation L’ACR… revue et corrigée, p. 4. (NDLR)

[2] L’ACR a entrepris de publier quatre guides pour la préparation à l’examen d’agrément dont deux sont disponibles actuellement.– Proofreading Study Guide et Copy Editing Study Guide – et deux sont en chantier : Stylistic Editing Study Guide (publication prévue en juillet 2011) et Structural Editing Study Guide (juillet 2012). (NDLR)

FAQ sur le programme d’agrément

 

Comment savoir si l’on est prêt à subir un examen?

  Vous détenez au moins cinq ans d’expérience en révision

      Les connaissances et les compétences décrites dans l’ouvrage Professional Editorial Standards (PES) de l’ACR n’ont plus de secret pour vous.

          Vous êtes prêt à subir un examen chronométré, sous surveillance, en utilisant les signes de correction de copie sur papier, tel que décrit sur le site Internet de l’ACR (www.editors.ca/certification/index.html) ainsi que dans les guides de préparation à l’agrément de l’ACR.

 Comment se préparer aux examens?

          Commencez à étudier au moins quatre mois avant la date de l’examen, à l’aide des guides de l’autodidacte[1] et des ouvrages de référence en révision comme Editing Canadian English et Chicago Manual of Style.

          Étudiez chaque semaine, pendant une période de temps déterminée : faites-en une habitude.

          Formez un groupe d’étude ou travaillez avec un partenaire.

          Pratiquez les signes de correction de copie sur papier si vous ne les utilisez pas régulièrement.

 Quelle méthode d’étude privilégier?

          Faites le test de pratique fourni dans le guide de l’autodidacte et corrigez-le en vous attribuant une note.

          Identifiez vos faiblesses en comparant vos réponses et vos signes de correction avec le corrigé.

          Prenez note des normes avec lesquelles vous avez de la difficulté et travaillez à améliorer votre  performance à l’aide des ouvrages d’apprentissage autodidactes de l’ACR comme Meeting Editorial Standards (1re édition) ou Meeting Professional Editorial Standards (2e édition).

 Quels documents et ressources peut-on utiliser durant l’examen? 

          Vous pouvez amener un dictionnaire et jusqu’à trois guides de stylistique (référez-vous aux guides de l’autodidacte et au site web de l’ACR pour en savoir davantage).

 Où et quand les examens de 2010 auront-ils lieu?

          Les examens de correction d’épreuves et de préparation de copie auront lieu le 20 novembre 2010, dans différents lieux partout au Canada, en fonction des demandes et des ressources disponibles (jusqu’à maintenant, des examens ont eu lieu à Vancouver, à Calgary, à Edmonton, à Saskatoon, à Winnipeg, à Toronto, à Ottawa, à Montréal et à Halifax).

 Combien doit-on débourser?

         Les guides de l’autodidacte coûtent 75 $ chacun en version imprimée et 55 $ en format PDF.

         Les frais pour passer un examen sont de 350 $/examen pour les membres de l’ACR et de 450 $/examen pour les non-membres.

Quand les nouveaux guides de l’autodidacte seront-ils offerts?

         Les nouvelles versions de Copy Editing Study Guide et de Proofreading Study Guide sont disponibles dès maintenant.

         Par ailleurs, deux volumes de l’ancien guide de l’autodidacte sont encore disponibles : Volume 1: Introduction and Elementary Knowledge of the Publishing Process et Volume 3: Structural and Stylistic Editing. Vous pouvez utiliser ces guides pour peaufiner votre pratique ou pour vous préparer à l’examen de révision stylistique qui sera offert en 2011.

         Pour en savoir plus, communiquez avec la Permanence nationale ou rendez-vous à l’adresse www.editors.ca.

Reçoit-on une forme de rétroaction en cas d’échec?

         Oui. Vous recevrez une liste des faiblesses démontrées en cours d’examen (p. ex. : n’a pas suivi les instructions, n’a pas structuré le document tel qu’indiqué).

Combien de fois peut-on subir un examen?

         Vous pouvez subir chacun des examens de chaque discipline autant de fois que désiré.

Pour obtenir d’autres réponses aux questions relatives à l’agrément, visitez le site  www.editors.ca/certification/faq.html (en anglais).

 

[1] L’ACR a entrepris de publier quatre guides pour la préparation à l’examen d’agrément dont deux sont disponibles actuellement.– Proofreading Study Guide et Copy Editing Study Guide – et deux sont en chantier : Stylistic Editing Study Guide (publication prévue en juillet 2011) et Structural Editing Study Guide (juillet 2012). (NDLR)